Médias publics : Laurence Ndong et la censure vengeresse du PDG?

 Médias publics : Laurence Ndong et la censure vengeresse du PDG?

Gabon première a récemment suscité la colère de Laurence Ndong en diffusant des informations sur l’ancien parti au pouvoir, le Parti Démocratique Gabonais (PDG). Dans un réquisitoire contre la chaîne publique, la ministre de la communication a justifié cette censure en affirmant que Brice Clotaire Oligui Nguema avait interdit la diffusion des activités des partis politiques pendant la transition.

Les journalistes ont vivement réagi aux termes forts utilisés par Laurence Ndong, parlant de « dictature de la transition » et de « censure vengeresse inacceptable ». Ils ont critiqué la réaction jugée « inappropriée » et « inopportune » de la ministre, remettant en question son professionnalisme.

Laurence Ndong a convoqué les responsables de Gabon première pour exprimer son mécontentement concernant la couverture de la mise en place d’un nouveau directoire du PDG après l’éviction d’Ali Bongo et de sa mère, Patience Dabany. Cette situation a suscité des débats sur la légitimité de la censure et sur le respect de l’État de droit pendant la transition.

Certains ont souligné que le PDG, bien qu’encore existant légalement, a longtemps utilisé les médias publics pour censurer l’opposition, ce qui rend paradoxale la réaction de Laurence Ndong.

Cette affaire met en lumière les tensions entre les médias publics et le gouvernement de transition, soulevant des questions sur le rôle des médias en tant que gardiens de la démocratie. Il est crucial de trouver un équilibre entre la liberté d’expression et la nécessité de respecter les règles et normes établies, surtout dans un contexte de transition politique délicate.

 

Ndesali Komeni

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