Xénophobie supposée : le DP de Forever Magazine s’insurge contre le chantage d’une certaine presse vis-à-vis de la HAC

Suite aux différentes publications sur la Xénophobie supposée au Gabon, le Directeur de Publication de Forever Magazine, David ZANG MENGUE s’est insurgé contre le chantage d’une certaine presse vis-à-vis de la HAC dans sa récente publication que nous publions intégralement.
Pourquoi cette pression médiatique sur la HAC ? L’autorité de régulation, devrait-elle forcément sortir son « fouet » pour sanctionner une expression utilisée de manière politique politicienne ?
Algorithme de résolution…
Au Gabon, depuis l’étalage, au grand jour, du cas Ousmane Cissé, un Sénégalais pur-sang propulsé à la tête de la SEEG, une société expression de la souveraineté gabonaise, des Gabonais de souche semblent avoir réalisé avec stupéfaction qu’ils ne seraient plus maîtres dans leur propre maison, au regard de la forte mainmise des Gabonais d’adoption sur des postes de souveraineté.
Une imposture et forfaiture qu’ils disent avoir dénoncée en poussant Ousmane Cissé à la démission.
Curieusement, cet acte qualifié de Survie existentielle par une certaine opinion nationale inquiète du grand remplacement des Gabonais d’origine au profit des Gabonais d’adoption, est qualifié par le PDG, au pouvoir, et par le gouvernement d’acte de Xénophobie au point de voir des media proches du Palais du Bord de mer, faire feu de tout bois pour amener la Haute Autorité de la communication (HAC) à venir au secours du parti au pouvoir et du gouvernement de la République en épousant le narratif xénophobe et en « fouettant » ceux des medias qui s’intéressent à cette problématique des Gabonais d’adoption propulsés à des postes de souveraineté.
En effet, si le narratif de terreur développée par le pouvoir visait à museler, voire à bâillonner ceux et celles qui souhaitent dénoncer la forte emprise des Gabonais d’adoption sur des postes de souveraineté, force serait de constater avec étonnement, qu’une fois de plus, comme à l’ère de l’Ajev, la presse, supposée jouer un rôle pédagogique, voire cathartique en vue de la consolidation du processus de démocratisation du Gabon, est complètement aphone ! Aucun média gabonais privé pour dire au gouvernement et au PDG, au pouvoir, qu’ils utilisent le mot xénophobie hors de son contexte factuel !
Pour comprendre le silence de la presse gabonaise, notamment celle dite privée, au sujet de la xénophobie supposée envers des Gabonais d’adoption, il serait nécessaire de convoquer sa trajectoire historique.
En effet, quand la Prééminence institutionnelle gabonaise, Ali Bongo Ondimba, avait été victime d’un AVC en 2018, tout le monde sait que le pays était tombé dans l’escarcelle de l’Ajev et de son patron Brice Lacruche Alihanga, devenu le messager intime du DCP du PDG, Ali Bongo Ondimba.
Devenu le nouvel homme fort du Pays, ayant fait plier tout le Pays jusqu’à la notabilité, la presse gabonaise notamment privée, composée, entre autres, des medias syndiqués regroupés au sein des syndicats, collectifs, associations, et des médias non syndiqués avait, dans sa majorité, opté de suivre la direction du vent.
Ainsi, les 90 % de cette presse privée regroupée au sein des syndicats, collectifs et associations avaient été cooptés par l’Ajev. Ces médias privés émargeaient mensuellement à l’Ajev. Tout le monde dans le milieu des DP le sait.
En contrepartie, cette presse, biberonnée par l’Ajev, ne devait, au grand jamais, critiquer, attaquer les origines françaises du patron de l’Ajev, encore moins fouiner sur le véritable état de santé du Président Ali Bongo Ondimba.
Il est connu de tous que pendant le règne de l’Ajev, ces médias biberonnés par l’Ajev restèrent aphones, seuls quelques activistes diasporiques, maîtres chanteurs, faisaient fuiter les pièces d’identité française du patron de l’Ajev sur la toile.
Côté média privé gabonais, silence de cathédrale, car la bouche qui mange ne parle pas, dit-on très souvent.
Pis, ces médias pro-Ajev n’hésitaient pas à dezinguer les rares journalistes qui ne pointaient pas avec eux à l’Ajev.
C’est après la chute de l’Ajev, dont de la perte de leur gombo au profit de la bande à Noureddine qualifiée de » Collégiens du bord de Mer » par des médias biberonnés par l’Ajev qu’une rude bataille par média interposés va éclater entre les deux clans : les médias biberonnés par l’Ajev accusant les collégiens du bord de mer de les avoir écartés de la mangeoire.
Ainsi à cause des per- diems, ces médias privés n’ont jamais attaqué les origines des Gabonais d’adoption alors aux affaires.
D’ailleurs, l’Ajevien Ike Ngouoni, ancien conseiller d’Ali Bongo Ondimba, va, lors de son procès, à la Cour Criminelle spéciale, avouer, en mondovision, avoir donné beaucoup d’argent aux médias privés et à des politiques pour qu’ils n’attaquent pas le régime ! Me Moubembe déclarera en mondovision, en sa résidence des charbonnages, être en possession d’une liste de journalistes ayant été biberonnés par l’Ajev.
En revanche, si hier, des médias biberonnés par l’Ajev ont brillé par le silence, histoire de respecter le deal d’avec le Messager intime du DCP-Ali Bongo Ondimba, aujourd’hui, tel semble ne pas être le cas des médias privés visiblement biberonnés par des Gabonais d’adoption regroupés au sein du qualificatif » Collégiens du Bord de Mer ».
En effet, tout montre clairement que non seulement, ces médias auraient comme deal de ne pas s’attaquer aux origines de leurs mamelles nourricières, mais auraient surtout l’obligation et le devoir de venir à leur secours quand ils sont attaqués sur leurs origines.
C’est d’ailleurs ce qui se passe de manière factuelle.
Visiblement pas assez outillés pour défendre via un argumentaire intellectuellement calibré le statut trouble des Gabonais d’adoption, leurs mamelles nourricières regroupés dans le label qualifié de collégiens du bord de mer, ces media préfèrent faire feu de tout bois en tirant à boulets rouges sur tous ceux qui voudraient détruire leurs poules aux œufs d’or en déroulant non pas un verbatim xénophobe, mais leur inquiétude existentielle face à la véracité du grand remplacement dont seraient victimes des Gabonais d’origine au profit des Gabonais d’adoption propulsés par infraction et par effraction à des postes de souveraineté en violation flagrante des Codes de souveraineté de la République Gabonaise.
Surpris par la témérité de ces Gabonais de souche résolument déterminés à changer la donne, ces médias biberonnés par des Gabonais d’adoption du sérail surfent avec impuissance sur le narratif de dénonciation de la xénophobie développé par le PDG, au pouvoir, puis par le gouvernement pour faire du chantage à la Haute Autorité de la Communication (HAC), en l’accusant de manière simpliste de ne pas réagir, de ne pas condamner la xénophobie, de laisser des médias d’opposition libres répandre des messages de haine et de racisme sans être inquiétés !
On se croirait dans le monde de Kafka où il est possible de condamner ce qui n’existe pas !
Quelle idée d’accuser la HAC de laxisme ! Et pourtant, une chose est certaine : dans le microcosme journalistique gabonais, s’il y a un journaliste, voire un communicateur capable de parler du métier de journaliste avec autorité, c’est bel et bien Ngoyo Moussavou, l’actuel Président de la HAC.
De ce fait, l’injonction Implicite des médias visiblement biberonnés par des Gabonais d’adoption du sérail accusés de reléguer au second plan les Gabonais de souche au niveau des postes de souveraineté à la HAC, de sanctionner des cas de xénophobies qui n’existent pas, ressemble à un acte de chantage.
Il convient de rappeler à tous qu’en période préélectorale, électorale, voire postélectorale, l’une des missions de l’organe de régulation de l’écosystème communicationnel gabonais est aussi la lutte contre la manipulation de l’information.
Dans le cas d’espace, la HAC semble avoir bel et bien réalisé que le combat mené par des Gabonais de souche victimes du grand remplacement au profit des Gabonais d’adoption, fait l’objet d’une manipulation politique politicienne du mot xénophobie exhibé comme une épée de Damoclès par le PDG, au pouvoir, sur la tête des Gabonais de souche pour un but précis : faire croire à la communauté nationale et internationale que des Gabonais de souche et des médias non biberonnés par des Gabonais d’adoption du sérail développeraient un narratif xénophobe susceptible d’ébranler la paix et la cohésion sociale du pays.
Or, qu’on le veuille ou non, tel n’est pas le cas. La HAC semble avoir bien cerné la problématique et aurait pris de la hauteur pour laisser des intellectuels, des sociopolitistes, la Presse et autres anthropologues poser cette problématique sur la table histoire de trouver des solutions politiques pérennes qui satisfassent toutes les parties de peur d’une implosion totale du pays. C’est de cela qu’il s’agit.
Régulièrement qualifiée de père fouettard par la corporation, la HAC vient de poser un acte d’une maturité louable : celui de refuser de s’immiscer dans un combat qui n’est pas le sien.
En effet, la HAC n’a pas vocation à aider ceux qui sont au pouvoir à s’y maintenir à tout prix et à tous les prix. Il revient aux stratèges du gouvernement et du PDG de convaincre par la force des arguments et non par les arguments de la force que des Gabonais de souche ont tort de dénoncer la forte mainmise des Gabonais d’adoption sur des postes de souverainete du pays. C’est de cela dont il est question et rien de plus.
David ZANG MENGUE, journaliste, DP de FOREVER MAGAZIN