Défis environnementaux d’Afrique centrale : vers une prise de conscience collective des parlementaires

Le REPAR-GABON accueille depuis ce lundi 27 février, la 3e conférence internationale des présidents des alliances parlementaires d’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. La rencontre se déroule autour du thème « l’action parlementaire face aux défis environnementaux émergents de la sous-région ». Au cours de ses assises, la responsabilité du parlementaire face à la problématique de la gestion des écosystèmes forestiers, la biodiversité et l’environnement était au cœur des échanges.
Réuni à Libreville la capitale gabonaise, le réseau de parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (repar-AC) dont l’objectif est d’assurer la participation des parlementaires à la conservation de l’environnement et à la gestion durable et bénéfique des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale, a débuté ses travaux autour des questions liées aux défis environnementaux émergents de la sous-région.
cette thématique qui table pour cette année sur les grands enjeux environnementaux, interpelle les chefs d’États en général, mais surtout les différents représentants du peuple de l’Afrique centrale en particulier, afin de prendre des mesures fortes et courageuses pour assurer la gestion durable et responsable des écosystèmes forestiers, de la biodiversité et de l’environnement.
Au regard des défis de l’heure sur les changements climatiques, les parlementaires sont invités à tout mettre en œuvre pour promouvoir une utilisation raisonnable des ressources naturelles et s’assurer que les lois et les politiques environnementales en vigueur sont actualisées, respectées et appliquées, et que les intérêts de la population et de l’environnement sont protégés.
« Ceci doit être une préoccupation majeure pour tous, dans l’intérêt bien compris de la sauvegarde de l’humanité.», a déclaré l’honorable Martin Mabala, coordonnateur national du REPAR-GABON.
Par ailleurs, cette énième assise doit amener les parlementaires à promouvoir la sensibilisation et l’éducation environnementale auprès des citoyens, des entreprises et des organisations pour encourager une meilleure prise de conscience et implication dans la protection et la préservation de l’environnement.
« Dans ce sens, les Parlements doivent travailler en étroite synergie avec les gouvernements et tous les autres acteurs, qui sont pleinement engagés dans la protection de l’environnement et de la gestion durable des forêts.», a poursuivi l’honorable.
Pour montrer l’exemple, le Gabon s’est engagé depuis 2009 dans une gestion rationnelle de sa forêt et la valorisation de son potentiel. Le pays a mis un terme à l’exportation des grumes pour une transformation industrielle locale, avec la création de la zone économique spéciale de Nkok; la mise en place de l’agence gabonaise d’études et d’observation spatiale (AGEOS) pour un suivi des activités forestières et du couvert forestier, en passant par la mise sous aménagement durable de toutes les forêts de production.
Justin Mbatchi