Interview : « Je vous le dis sans hésiter. Autant ce sera difficile pour moi autant, ce sera difficile pour eux » dixit Christian Mermance N’nang Esome

 Interview : « Je vous le dis sans hésiter. Autant ce sera difficile pour moi autant, ce sera difficile pour eux » dixit Christian Mermance N’nang Esome

Suite à sa déclaration de demande d’investiture en tant que candidat à l’élection locale pour le compte de son parti politique, conscience et action citoyenne (CAC), Christian Mermance N’nang NSOME était le lundi 13 février, l’invité de Gabon Quotidien dans le cadre une interview où à bâton rompu, l’homme politique nous en dit un peu plus.

 

Monsieur le Président bonjour ! Si vous reveniez un tant soit peu sur votre récente déclaration dans les locaux du CAC en tant que candidat aux élections locales.

Je vous remercie de votre question. Je tiens d’abord à préciser que j’ai fait une déclaration de demande d’investiture, ce n’est pas une déclaration de candidature en tant que tel. Donc je suis militant de conscience et action citoyenne depuis quelques mois et le parti ayant des ambitions dans le cadre des élections législatives et locales, a engagé un processus qui consiste à susciter les candidatures auprès des autres cadres militants. C’est dans ce sens qu’au même titre que les autres cadres militants du parti, que j’ai exprimé de manière officielle devant la presse, mon souhait d’être investi par le Parti comme candidat à l’élection locale dans le 3e arrondissement de la commune de Libreville. Et je l’ai précisé avec pour ultime objectif de briguer la mairie centrale. Je le dis clairement à qui veut l’entendre, je me bats sur le plan politique pour être maire de Libreville, si jamais le Parti arrivait à m’investir comme candidat.

Et quelle est selon vous, la probabilité de réussite de votre participation, si seulement vous êtes investi par le parti ?

Il n y a pas de probabilité de réussite en politique à mon sens. Ce n’est pas comme au football où on peut penser d’avance que telle équipe va gagner au détriment d’une autre. Même au football ce n’est jamais gagné d’avance. En ce qui concerne ma candidature pour la commune de Libreville, ce que je dois déjà vous dire, c’est que dans un premier temps le parti dans lequel je milite actuellement, conscience action citoyenne (CAC) est en train de s’implanter sur le terrain de manière très forte et cette implantation fait qu’aujourd’hui notre parti est l’un des plus visibles dans la province de l’Estuaire.

Et ce même travail va se poursuivre à l’intérieur du pays. Et, en dehors du parti, j’ai l’avantage aujourd’hui d’avoir bénéficié du soutien de quelques mouvements et associations à caractère politique tels que le mouvement pour la grandeur du Gabon (MGG), un mouvement politique que j’ai créé le 27 mars 2015 et qui se réclame comme étant l’un de fer de lance de la politique du chef de l’État, mais également d’être un outil d’aide à la décision pour Ali Bongo. Donc j’ai la grâce aujourd’hui que mes amis du MGG m’apportent leur soutien et ce n’est pas un soutien à négliger parce que c’est un mouvement qui depuis 2015 a fait son bon nombre de chemin et qui est implanté sur 6 provinces.

Lorsque d’autres personnes me posent la question, est-ce que ce sera facile pour vous ? Bien entendu, j’essaie d’imaginer qui sera en face de moi. Il y aura des personnalités telles qu’Éloi Nzondo, il y a le CLR, un parti qui n’est pas à négliger dans la galaxie PDG. Mais je vous le dis sans hésiter autant, ce sera difficile pour moi autant, ce sera difficile pour eux, ça, je vous le dis très clairement parce que je vous assure que le travail qui est en train de se faire dans le cadre d’abord de mon parti, CAC, mais aussi dans le cadre des mouvements et associations qui ont décidé de m’accompagner dans ce challenge ne peut que me rassurer. Je suis confiant sur ce travail qui est en train de s’abattre sur le terrain et qui me permet aujourd’hui d’être davantage motivé.

Si vous êtes investi, que comptez-vous faire en termes de réalisation pour la commune de Libreville ?

En termes de réalisation, je l’avais déjà dit à la presse lors de ma déclaration, lorsque j’avais annoncé mon intention d’exprimer ma demande d’investiture auprès du parti. J’ai un programme, j’ai des idées, mais ces idées doivent être validées par les instances du parti. Je ne peux donc pas me prononcer maintenant sur le programme, mais comme je vous l’avais déjà dit, c’est un programme qui s’intitule « ensemble adaptons Libreville aux besoins de sa population« . Le programme est en cours d’élaboration avec le concours des personnes qui me rejoignent dans mon combat parce que c’est un combat collectif qui fait en sorte qu’on puisse intégrer également les idées des uns et des autres. Sinon j’ai une vision pour Libreville, une vision en dehors des aspects tels que l’insalubrité, la sécurité et tout ce qu’on peut avoir comme péripéties dans une commune. Je peux déjà vous dire que dans ce programme la culture occupe une place centrale.

Je vous donne un avant-goût. Si jamais je suis élu maire, je ne vais pas hésiter un seul instant d’instaurer l’enseignement des langues maternelles dans les établissements qui relèvent de la mairie et je ne vais pas hésiter aussi de faire en sorte que la gastronomie gabonaise soit promue dans les différentes structures de restauration de notre pays. Cela peut être dans de simples cafétérias comme des hôtels. Vraiment, on va mettre un accent particulier sur ces aspects-là.

Il y aura également un accent sur la promotion du code vestimentaire Gabonais afin que lorsque les étrangers viendront nous visiter, ils constateront qu’au niveau de Libreville il y a une manière particulière de se vêtir, propre et original au Gabon. Ce sont quelques aspects culturels qui me à l’esprit qui sont contenues dans ce programme.

Le projet de société, nous voulons bien Monsieur le Président, mais d’aucuns disent de vous avez un certain désir de vouloir mettre les bâtons dans les roues à des personnalités qui ne vous suivent pas. Ils disent de vous que vous êtes revanchards. Que répondez-vous à cela ?

Nous sommes en politique, les procès d’intention ne manquent pas dans ce milieu donc je m’inscris en faux face à cette manière de penser. Je n’ai aucun problème avec qui que ce soit. Tout ce que je sais, c’est que je suis un citoyen gabonais qui a décidé d’exprimer ses droits parmi lesquels le droit de se présenter à une élection et je suis tout à fait déterminé pour atteindre ses objectifs. Donc les rumeurs, les commérages selon lesquels je me présente pour faire du chantage à tel ou tel homme politique, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise par rapport à celà ? Ce n’est que la stratégie du camp adverse pour vouloir nuire à ma montée en puissance. Ce n’est pas à moi de le dire vous-même vous le constatez.

Si vous n’êtes pas investi par votre parti, comptez-vous y aller en tant que président de votre mouvement ?

Je le dis aujourd’hui, je l’ai dit hier et je le répète encore. Le MGG n’est pas un parti politique. Le mouvement pour la grandeur du Gabon est un mouvement politique qui a pour objectif de soutenir l’action du chef de l’État Ali Bongo Ondimba, mais aussi de se considérer comme un outil d’aide à la décision au président, faire des propositions objectives et donc le MGG n’a rien d’un parti politique. Par contre, les prérogatives qui sont réservées au parti politique tel qu’investir les candidats, et autres actions sont faites à mon niveau par le parti politique dans lequel je milite, le CAC et donc s’il venait que je ne sois pas investi, vous le savez, un militant est un soldat qui est soumis à une certaine discipline. Je ne vois pas d’inconvénients à ce que je puisse faire autrement que de me soumettre à la décision du parti.

Votre avis sur la conservation politique initiée par Ali Bongo Ondimba ?

La concertation politique est une occasion qui nous démontre encore une fois de plus la volonté du président de la République, chef de la majorité de garantir la paix dans notre pays. Comme vous l’avez remarqué souvent après les élections, soit présidentielle ou législatives, on va souvent de recours en recours à cause de l’issue de ces élections qui s’avère problématique. Nous constatons souvent qu’il y a des périodes tumultueuses que nous pouvons éviter, si les Gabonaises et les Gabonais se parlent avant.

Et donc je pense que cette idée de concertation est salutaire, car elle nous permet de prévenir certaines situations que nous avons souvent regrettées par le passé. À ce titre, le mouvement pour la grandeur du Gabon que je représente aujourd’hui ne peut que saluer cette initiative.

Monsieur N’nang merci!

C’est moi qui vous remercie!

 

 

Par Justin Mbatchi 

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