Chômage des jeunes, Madeleine Berre prend le taureau par les cornes

 Chômage des jeunes, Madeleine Berre prend le taureau par les cornes

Dans le cadre de la mise en œuvre de la mesure 6 du plan d’actions de la politique générale du gouvernement, relative à l’emploi, le ministère de l’emploi, de la fonction publique et du travail, en collaboration avec le ministère de la formation professionnelle, de l’apprentissage, chargé de l’insertion des jeunes, ont rencontré ce jeudi 09 février à Libreville, la fédération des entreprises du Gabon (FEG), afin de mettre en place, un programme facilitant l’insertion ou la réinsertion des jeunes.

Avec pour objectif d’aider à l’insertion ou à la réinsertion des personnes à la recherche d’un emploi au Gabon, ces programmes d’accompagnement à l’emploi initiés par les ministères de concernés, sont mis en œuvre par le pôle national de promotion de l’emploi, organisme national de gestion de l’emploi, conformément à ses missions régaliennes.

Lesdits programmes encadrés par les textes législatifs et réglementaires en vigueur, notamment le code du travail consistent à fournir des conseils et des services adaptés à chaque demandeur d’emploi, afin de faciliter leur insertion professionnelle ou leur réinsertion dans le monde du travail.

Au cours de ces assises avec le patronat gabonais, Madeleine Berre n’est pas allée par quatre chemins. Il s’agit pour la ministre du travail de tout mettre en œuvre pour promouvoir l’emploi des jeunes et encourager l’engagement des entreprises à leur égard. Elle a de ce fait recommandé aux entreprises de recruter davantage d’apprentis au sein de leur management.

« Les entreprises qui exercent au Gabon depuis au moins 3 ans, et qui emploient habituellement plus de 20 travailleurs, en fonction de la taille de l’entreprise, doivent accueillir au moins, en programme d’accompagnement à l’emploi, un nombre d’apprentis correspondant à 5 % de leurs effectifs », a-t-elle suggéré au patronat.

Nul doute que cette démarche de la patronne de la fonction publique, est devenue une obligation légale qui pèse désormais sur les patrons d’entreprises selon les termes de la nouvelle législation sectorielle qui somment les entreprises à s’engager dans des programmes de formation et de développement des compétences, à former et à accompagner les apprentis et à leur offrir des possibilités de carrière.

Au-delà d’être un levier dans la lutte contre le chômage, cette nouvelle législation veut assainir le secteur professionnel, en s’attaquant au phénomène de harcèlement sexuel et moral qui ont toujours gangrener le milieu professionnel au Gabon.

 

Justin Mbatchi 

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