Présidentielle 2023 : Maganga Moussavou inquiet pour la transparence

 Présidentielle 2023 : Maganga Moussavou inquiet pour la transparence

Lors d’une récente déclaration à Libreville, le président du parti social démocrate, Pierre Claver Maganga Moussavou, qui dénonce la mauvaise organisation des législatives partielles du 15 octobre dernier, s’en est vivement pris à la Cour constitutionnelle et au Centre gabonais des élections.

Pour lui, il s’agit là des signes avant-coureurs d’une autre forfaiture électorale en 2023. Pierre Claver Maganga Moussavou est convaincu que le CGE qui organise les élections en amont et la Cour constitutionnelle qui les valide en aval ne font rien pour la transparence électorale, source des violences postélectorales au Gabon depuis plus de 30 ans.

Pire, le président du PSD estime que ces institutions, au lieu de jouer le rôle d’arbitre impartial, sont plutôt en train de travailler pour offrir une nouvelle victoire au candidat du parti démocratique gabonais, lors des élections présidentielle, législatives et locales de l’année prochaine.

Il fustige par exemple l’attitude du président du CGE, Moïse Bibalou Koumba, qui, au lieu d’aller sur le terrain pour se rendre compte du fonctionnement des commissions locales du CGE, se plaît plutôt dans son bureau de Libreville.

Il faut dire que Maganga Moussavou. n’est pas le seul opposant gabonais à se soucier de ce défaut de la transparence électorale.

Plusieurs autres formations politiques, aidées en cela par des organisations de la société civile, s’activent depuis plusieurs mois pour contraindre les institutions habilitées à organiser des élections dont les résultats seront acceptés de tous.

En finir avec « des élections qui font peur »

« Nous ne voulons plus des élections qui font peur aux populations », avait hurlé de sa voix sèche, Georges Mpaga, le président du ROLBLOG, un mouvement de la société civile, lors d’une Convention en août dernier sur la transparence électorale.

Pour y arriver, ces mouvements ont déjà déposé un mémorandum contenant plusieurs propositions sur les bureaux de la présidente de la Cour constitutionnelle et du ministre de l’Intérieur.

Lors de la deuxième session annuelle du Conseil national de la démocratie, organisée récemment à Libreville, le président de l’institution, Séraphin Ndaot Rembongo a interpellé la première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda sur la nécessité de prendre en compte toutes ces propositions faites par les différents acteurs pour un scrutin apaisé. Car pour lui, assainir le climat pré électoral est plus sage qu’organiser des dialogues politiques au lendemain des élections contestées parce que mal organisées.

Mais pas sûr que ces propositions soient prises en compte au regard du mutisme affiché jusqu’ici par le pouvoir. Lequel semble désormais jouer la montre à moins d’un an de l’échéance, la loi interdisant toute modification du code électoral en année électorale. Autant dire que Maganga Moussavou prêche dans le désert.

CNN

Related post