[Gabon]Politique : après 6 ans de prison, Bertrand Zibi rencontre Jean Ping
- Politique
Gabon Quotidien- 16 septembre 2022
Après 6 ans de privation de liberté, Bertrand Zibi rencontre son « père » Jean Ping, l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016. Lors de ces échanges pleine d’émotion, le désormais homme libre n’a pas manqué de revenir sur les souffrances qu’il a subi en prison et a remercié le peuple pour son combat pour la libération du Gabon et ses prières à son égard.
« Nous devons continuellement rendre gloire à Dieu lui seul est l’alpha et l’oméga. Sinon Kadhafi ne serait pas mort, les Saddam Hussein, les Compaoré ne devait pas fuir comme un rat.», a-t-il dit avant de revenir en détail sur quelques sévices qu’il a subi « lorsque vous êtes torturé à un point où vous perdez connaissance, que vous ne sentez plus votre corps, vous entendez les sons loin et vous ne ressentez plus de douleur ni votre corps, c’est en fait l’étape intermédiaire entre la vie et la mort. Mais grâce à vous et à vos prières, je n’ai pas franchi le voile ».
Dans sa description, l’ancien député PDG dit avoir vu de ses yeux des morts tombés par les coups et les affres de la torture, une situation qu’il ne souhaite même pas à son pire ennemi. Mais comme ce qui ne tue pas l’homme le rend plus fort et plus têtu, Bertrand Zibi n’a visiblement pas perdu le goût de l’alternance et du changement au sommet de l’État.
« Mais au-delà de cela, il y a ce vert jaune et bleu, il y a le Gabon qui en 2016 a élu son président Jean Ping.» , a-t-il reconnu. Mais au sortir de la proclamation de cette élection qui a été célébré à coup de champagne, le ver (parlant de ceux-là qui ont quitté le navire Coalition pour la nouvelle République) était déjà malheureusement dans la pomme et il s’est manifesté par la suite. « Ils nous ont montré leur vrai visage », va-t-il poursuivre.
Malgré cette victoire volée, Bertrand Zibi croit dur comme fer que l’heure n’est pas encore au désespoir ni au discours. Sans dire exactement ce qu’il a derrière la tête, il a dit être venu dire bonjour à son père, car l’ami de la nuit n’est pas celui du jour. « Je crois en vous, je n’ai jamais douté de vous. Si vous avez de bons soldats(personnes vaillantes), si nous avons des hommes loyaux, des patriotes, nous allons y arriver. Mais si nous avons les carriéristes, les informateurs du B2 alors le coma du Gabon va empirer. Mais nous devons faire confiance en qui nous avons donné nos suffrages », a-t-il conclu.