[GABON]JUSTICE/OPÉRATION SCORPION : PATRICHI TANASA S’OUVRE AUX GABONAIS

 [GABON]JUSTICE/OPÉRATION SCORPION : PATRICHI TANASA S’OUVRE AUX GABONAIS

L’ancien Directeur Général de la Gabon Oil Compagnie, Patrichi Tanasa après sa condamnation, a décidé de s’ouvrir aux Gabonais dans une lettre ouverte ce week-end.  Condamné à 12 ans d’emprisonnement ferme, il clame son innocence et charge la justice gabonaise.

Après la sortie de ses avocats Maîtres  Nzigou et Calvin Job, il y a une semaine pour dénoncer « une justice aux ordres », c’est le tour du premier condamné dans l’affaire Scorpion qui oppose le ministère public à certains anciens haut cadres de l’administration gabonaise, de sortir de sa réserve et de parler aux Gabonais. Patrichi Tanasa a pris un bic et une feuille pour donner sa « part de vérité  » dans la gestion de la GOC.

«lors de ma prise de fonction en mai 2018, toutes les entités du groupe étaient dans le rouge. Ces faits sont objectifs et vérifiables et même vérifiés comme nous l’avons démontré », a-t-il laisser entendre.

Dans sa lettre, Patrichi cite des personnes comme « Noureddin Bongo et Clotaire Oligui Nguema », le patron de la garde républicain « je tiens toutefois à partager ici la surprise qui a été la mienne et celle de mes co-détenus d’avoir entendu marteler sans cesse, par l’ancien patron de la DGSS (direction générale des services spéciaux de la présidence gabonaise, NDLR), devenu Cochef de la Garde Républicaine, et ses sbires, que nous étions des prisonniers politiques, et que nous n’étions pas en prison pour des questions d’argent, mais pour une prétendue « tentative de coup d’Etat » qui serait derrière ce qu’il a appelé une justice corrompue « sommes-nous dans un pays dans lequel, on condamne le bien et promeut le mal ? L’issue de ce procès a répondu à cette cruciale question, et cette réponse résonnera à travers les  générations ». Des propos qui n’ont pas pu retenir l’attention de la justice.

Entre tortures, menaces de mort, pressions de toute sorte, complicité subit selon lui, Patrichi Tanasa, qui doit encore rester en prison pendant plus d’une dizaine d’année, a presque tout dit dans sa lettre ouverte. Pour l’heure, on attend la décision de la Cour de cassation qui a été saisie par ses avocats le 21 juillet dernier.

Nvono Alfrevy.

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