[GABON]POLITIQUE/JUSTICE : « BEAUCOUP D’IRRÉGULARITÉS DANS LE PROCÈS TANASA », DIXIT ANGES KEVIN NZIGOU
Les avocats de Christian Patrichi Tanasa qui s’est vu condamner à 12 ans de prison pour détournement de fonds publics, complicité de détournement et blanchiment des capitaux, ont donné une conférence de presse ce week-end pour dénoncer les irrégularités constatées lors du procès qui a duré trois jours à Libreville. Pour eux, la Cour de cassation reste le dernier espoir pour tout remettre en ordre.
Face à la presse, Anges Kevin Nzigou et son collègue n’ont pas porté des gangs pour charger la justice gabonaise. Le retour en bref sur le procès qui s’est déroulé les 18, 19 et 20 juillet dernier a laissé comprendre que le verdict qui a été donné, n’avait pas respecté les principes du droit en République gabonaise.
Une justice, qui selon les avocats de TANASA, est aux ordres. Aucune preuve n’a pu prouver la culpabilité de l’ancien patron de Gabon Oil Company « du commissaire aux comptes (cabinet Deloitte) aux deux cabinets d’expertise désignés (Ernst & Young et Delta Grant Thornton), personne n’a été capable d’indiquer qu’il y a eu détournement pour la période d’exercice de M. Tanasa, contrairement à celle de son prédécesseur, M. Arnaud Engandji », précisent les avocats lors de leur présentation conjointe de l’objet de la rencontre avec les Hommes de médias.
Ajouté à ce manque de preuve, des témoins cités par le camp de l’accusé, personne n’était présent au procès ce qui devait permettre de parvenir à la manifestation de la vérité selon les avocats « l’ouverture du procès nous a annoncé les couleurs de la parodie qui devait se jouer. Nous avons été surpris de ne voir aucun témoin que nous avons cités, faire le déplacer du Tribunal. Il s’agit de l’actuel ministre de la Communication Pascal Houangni Ambouroue, Franck Yann KOUBDJE, Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor, Michel Geoffroy Ogombe Damas Alafou, Directeur Financier à la GOC », ont déclaré les avocats.
Plusieurs autres points ont été abordés lors de cette conférence de presse et les hommes de loi, ont pris le soin d’apporter des éléments qui poussent à se questionner sur la fiabilité de cette condamnation. Face à ce qu’ils appellent « violations de la loi et déformation de la vérité », Me Nzigou et Calvin Job, ont décidé de déposer un recours en cassation le jeudi 21 juillet dernier avec pour espoir de voir la décision être remise en cause au profit de leur client qui a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle et à 76 millions FCFA d’amende.
Pierre Y.