[Gabon] SOCIÉTÉ : QUID DU STATU QUO SUR L’ÉTABLISSEMENT DES CNI AU GABON
Le ministre de l’Intérieur, Noël Lambert Matha, au cours d’une interview avec la presse locale indiquait en février 2017 qu’une démarche de production de masse de la carte d’identité nationale avait été initiée dans le cadre du projet IBOGA. Un projet qui visait trois principaux axes à savoir : le fichier électoral, l’état-civil biométrique ainsi que les titres sécurisés tel que la CNI.
Au Gabon, l’établissement de la carte d’identité nationale devient une problématique, une véritable épine au pied du citoyen. Depuis plusieurs années, les Gabonais rencontrent énormément de difficultés pour se faire établir ce document combien important.
Face à cette situation, cette frange de la population s’interroge sur les raisons de cette incapacité soudaine de l’État à fournir ce précieux sésame à sa population, qui se voit aujourd’hui limité dans sa capacité de circuler librement et sans crainte sur le territoire national sans être interpellé au cours d’un contrôle de routine et contraint d’apporter la preuve de sa nationalité par sa capacité à parler dans sa langue vernaculaire. Un supplice en effet pour » les nés en ville, grandit en ville et avec seule langue parlée, le français. »
On est tout de même en droit de se demander comment expliquer l’aisance avec laquelle les Gabonais ont eu accès au pass sanitaire qui, lui aussi, rentre dans le même sillage que l’établissement de la carte d’identité nationale, alors que, l’État semble manquer de moyens ? N’est-on pas là devant une mauvaise volonté des dirigeants qui orientent désormais plus leurs intérêts sur tout ce qui est payant plutôt que gratuit ?
Car au regard de l’actualité, la période marquant le passage de la COVID-19 a bien été une saison de vache grasse pour l’État avec la vente de certains tests notamment les VIP qui se chiffrait à 50.000 FCFA la tête et bien d’autres services connexes.
NVONO Alfrevy.