[Gabon] DETTE PUBLIQUE : EMBROGLIO AUTOUR DES CHIFFRES
La dette publique du Gabon est au centre du « qui dit vrai ou faux » sur les chiffres publiés il y a quelques jours sur les plateformes sociales et qui ont d’ailleurs attirés l’attention des Gabonais et les Gabonaises. Afin de rectifier certaines choses, le Directeur Général de la dette s’est exprimé sur la question lors de son séjour dans la capitale économique du Cameroun, Douala.
Dans un article du Nouveau Gabon du 19 février 2022, la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC) indique que « les chiffres publiés sur notre page Facebook dans la rubrique « actualités économiques » n’engagent en rien la responsabilité de la Caisse des Dépôts et Consignations car tirés d’un article de presse reprenant des données de la Note de Conjoncture Sectorielle à fin septembre 2021 publiée par la Direction Générale de l’Economie et de la Politique Fiscale. La publication de ce contenu sur nos réseaux sociaux n’était faite qu’à titre d’information à nos lecteurs. La Caisse des Dépôts et Consignations, dans ses missions statutaires, n’a pas vocation et prérogative à produire ni analyser l’encours de la dette de la République Gabonaise, cette mission demeure une compétence exclusive de la Direction Générale de la Dette. »
En effet, à la fin du mois de janvier dernier, la CDC chiffrait la dette publique du Gabon à 7 000 milliards de FCFA, soit 75 % du PIB. Chiffres qui selon le directeur général de la dette, Fernand Ngoussi, ne serait pas exact. Il précise d’ailleurs que la dette du Gabon avoisinerait les 6 500 milliards de FCFA, soit près de 65 % du PIB.
Tout en précisant que le Gabon respecte encore le critère de convergence de la Cemac qui prescrit que le seuil de la dette publique ne dépasse pas 70 % du PIB, Fernand Ngoussi précise que la CDC incorpore dans la créance publique, « la dette des entreprises non auditée…ce qui pourrait se retourner contre l’État si les choses ne se font pas selon les normes ».
Que ce soit 6500 ou 7000 milliards de FCFA, il est clair que, comme l’avait indiqué la CDC, qu’une restructuration de la dette est nécessaire pour faire face dans l’immédiat aux nombreux besoins de financement notamment des projets structurants qui doivent être mis en œuvre dans le pays.
Pierre Y.