[Gabon] « Stigmatisation du Haut-Ogooué » : Maganga Moussavou jeté en pâture !
Depuis son audio devenu viral, Pierre-Claver Maganga Moussavou, président du Parti social-démocrate (PSD) essuie les foudres d’une frange de l’establishment de cette province. Son crime de lèse-majesté : avoir asséné des vérités dérangeantes.
« L’émotion est nègre, la raison est hellène« , cette citation de Léopold Sédar Senghor cadre bien à l’actuel tohu-bohu enregistré après l’audio du « bouvier de Moutassou ». C’est dire que Paul Mba Abessole avait bel et bien raison, en son temps de ressasser la maxime selon laquelle : » le sage montre la lune, l’insensé regarde le doigt« .
Même si l’on doit reconnaître le côté fumiste de l’ancien édile de Mouila, son récent audio ne mérite pas le traitement réservé. Par voie de presse, certains barons du Haut-Ogooué tirent les ficelles. Ainsi, il est accusé d’être l’instigateur de la stigmatisation ourdie contre de ladite province.
À l’écoute de cet élément sonore, quels griefs doit-on lui reprocher ? Feu Omar Bongo Ondimba et son successeur en fonction ne sont-ils pas originaires de cette partie du Gabon ? Ladite province, n’a-t-elle pas eu le privilège d’avoir plusieurs ministre des Finances dans différents gouvernements ? Au-delà du fringuant et bling-bling, des poches de misère ne sont-elles pas observables à l’œil nu dans cette province disposant pourtant de cadres dans toutes les strates du pouvoir ? Ces preoccculations partagées par Maganga Moussavou relévent-elles de la fiction ?
En réalité, la bombe puante du leader du PSD dérange la baronnie Haut-Ogooué. D’autant que la prochaine présidentielle approche inexorablement. Ces pontes savent bien qu’ils auront du fil à retordre à convaincre leur jeunesse dont une bonne frange croupit dans la misère. À côté de cela s’ajoute le désamour grandissant du pouvoir dans le G2. Les tournées de Jean Ping et Alexandre Barro Chambrier en constituent la parfaite illustration. Vu sous ce prisme, les propos se Maganga Moussavou dérangent forcément la du Haut-Ogooué.
Paul Ndombi