[Gabon] Politique/Conférence : Maganga Moussavou expose les grandes lignes de la provincialisation
Lors d’un café-débat organisé par le mouvement de la société civile « Agora », Pierre Claver Maganga Moussavou, Président du Parti Social Démocrate ( PSD), a éclairé l’auditoire sur les avantages de la provincialisation en tant que système de développement d’un pays.
Selon le Président du PSD, ce projet de société qu’il défend bec et ongles depuis deux présidentielles nommées provincialisation, va permettre au Gabon de s’assurer un développement cohérent. Car explique-t-il, l’exode rural né du déséquilibre sur le développement territorial, condamne l’intérieur du pays dans une crise structurelle et infrastructurelle.
La provincialisation, serait ainsi pour Pierre Claver Maganga Moussavou et le PSD, une réponse appropriée pour redresser le développement du Gabon. Aussi, s’agissant de la route, premier facteur de développement, le PSD s’engage à y investir environ 300 milliards par an pour la réalisation d’un tronçon autoroutier qui relierait Libreville à Mayoumba. Les autres destinations ne sont pas en reste, puis que Maganga Moussavou parle d’un réseau autoroutier de 2100 km bitumé qui permettrait de relier toutes les capitales Provinciales.
Quant à la santé, autre préoccupation des Gabonais en vue de l’atteinte de leur bien-être, l’ancien vice président gabonais, veut accorder une gratuité des soins en y joignant une enveloppe de 25 000 à titre de solidarité pour chaque citoyen. Mieux, pour lutter contre le chômage des jeunes et le sous-emploi des Gabonais, la provincialisation veut consacrer 15 milliards pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
Cette vision de développement porté par le PSD et son Président, permettrait d’harmoniser le développement du pays tout en réduisant la pression sur le budget de l’État à partir du moment où les villes seront davantage autonomes dans le cadre d’une décentralisation agissante.
Cela suppose qu’il y aurait à travers le pays, la promotion d’une éthique de gouvernance dont le leader du PSD pense même être la valeur maîtresse pour l’établissement de la provincialisation. Et pour cause, cela permettrait de combattre certaines vieilles habitudes comme la fuite des capitaux ou le détournement des deniers publics.
Alain Michel Mbinah