[Gabon] Annulation des mesures anti-Covid-19 : le droit enfin dit ?

 [Gabon] Annulation des mesures anti-Covid-19 : le droit enfin dit ?

D’abord suspendues quelques jours plutôt, les nouvelles mesures anti-Covid-19 qui devaient entrer en vigueur le 15 décembre dernier ont été purement et simplement annulées par la Cour constitutionnelle. La plus haute juridiction du Gabon avait été saisie par deux représentants du Copil citoyen, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso et Jean Valentin Leyama.

Cadeau de Noël, victoire du peuple, etc. Les qualificatifs ne manquent pas pour apprécier la décision historique, rendue ce vendredi 24 décembre 2021 par la Cour constitutionnelle.

Contre toute attente, la gardienne des lois a annulé purement et simplement les mesures de lutte anti-Covid-19, estimant que le gouvernement gabonais n’avait pas respecté la procédure devant le Parlement.

Ce nouveau train de mesures qui devait entrer en vigueur le 15 décembre dernier, prévoyaient entre autres la fin de la gratuité des tests PCR, avec un test à 20.000 ou 50.000 FCFA pour les VIP, le pass sanitaire pour accéder aux administrations publiques et privées, au bar ou au restaurant, avec en filigrane une obligation voilée pour la vaccination.

En réaction, la société civile, notamment le Copil citoyen qui dénonce le caractère arbitraire de ces mesures gouvernementales avait alors saisi la Cour constitutionnelle pour faire constater leur inconstitutionnalité.

De la suspension à l’annulation

Après sa suspension, le temps de l’examen de la requête introduite par les deux représentants du Copil citoyen, la Cour constitutionnelle a donc annulé le décret gouvernemental qui prévoyait l’application de ces mesures à la date du 15 décembre.

Avant la Cour constitutionnelle, les députés avaient déjà rejeté l’application de certaines de ces mesures, notamment la fin de la gratuité des tests PCR.

La décision de la Cour constitutionnelle a un peu surpris tout le monde, la plus haute juridiction penchant le plus souvent en faveur du gouvernement. Certains estiment que cette fois le droit à enfin été dit. Car l’obligation vaccinale contre la COVID-19 n’a aucune assise légale. Reste maintenant à savoir comment le gouvernement va s’y prendre désormais, alors que le pays amorce la quatrième vague de contaminations certainement portée par le redoutable variant Omicron, bien qu’il n’ait pas encore été déclaré officiellement par les autorités sanitaires.

CNN

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