[Gabon] EMPRUNT OBLIGATAIRE : « LES 458 MILLIARDS NE REPRÉSENTENT PAS UN SUCCÈS », DIXIT MAYS MOUISSI

 [Gabon] EMPRUNT OBLIGATAIRE : « LES 458 MILLIARDS NE REPRÉSENTENT PAS UN SUCCÈS », DIXIT MAYS MOUISSI

L’analyste et économiste gabonais Mays  Mouissi s’est prononcé dans une publication ce 20 novembre sur l’émission obligataire qui a permis au gouvernement d’emprunter 458 milliards de FCFA. Dans sa revue, on peut aisément comprendre que pour lui, cette opération est loin d’être un succès.

Depuis que le gouvernement a annoncé avoir obtenu la somme de 458 milliards de FCFA par emprunt obligataire auprès des marchés internationaux, des réactions se succèdent pour certains, apprécier cette nouvelle opération et pour d’autres, la désavouer. C’est le cas de l’économiste Mays Mouissi qui, dans une revue publiée ce week-end, répond à la question de savoir « pourquoi le nouvel emprunt obligataire des 458 milliards XFA pose problème ? ».

L’analyste a tenu à rappeler le contexte dans lequel cette opération a été effectuée car pour lui, « loin d’être un succès comme se prévaut le gouvernement, cet emprunt consiste à substituer une dette sur laquelle pèse un taux d’intérêt de 6,375 % par une dette nouvelle plus chère, dont le taux d’intérêt est de 7 %, soit 62.5 points de bases de plus que l’emprunt précédent à la charge du contribuable. ».

Ce montant qui a une maturité de 10 ans, vient rembourser un eurobond de 2013 dont la maturité arrive à échéance en décembre 2024 « l’eurobond de 2013 échéance 2024 pour le remboursement duquel le Gabon vient à nouveau de s’endetter lourdement avait lui-même pour objectif d’assurer le remboursement d’un eurobond précédent de 2007 échéance 2017 », rappelle Mays Mouissi. 

Sachant que l’État est dans la phase de l’accélération et la transformation du pays, est ce que de telles opérations pourraient contribuer à relancer notre économie qui est déjà bien amortit si dans la loi des finances 2022 « le gouvernement consacre 1169 milliards de FCFA à la dette, ce qui représente 40 % du budget national contre 326 milliards de FCFA à l’investissement public, soit 11 % du budget ? », des questions que se pose notre compatriote depuis Paris en France. 

Pour lui, il serait temps de passer au-delà du simple slogan et de mettre en place cette accélération qu’on peine à voir.

Pierre Y.

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