[Gabon] DIPLOMATIE : « L’ÉDUCATION », POINT CENTRAL DU DISPOSITIF DE COOPÉRATION ENTRE LA FRANCE ET LE GABON
Le nouvel ambassadeur de France au Gabon Alexis Lamek, dans un entretien accordé au quotidien l’Union du 19 octobre dernier, a tenu à réitérer le rôle de la France au Gabon. Pour le nouveau représentant d’Emanuel Macron en terre gabonaise, l’éducation est le pilier central de la coopération entre les deux pays.
Alors qu’il présentait ses lettres de créance au Président Ali Bongo Ondimba cette semaine au même moment que deux autres diplomates, le nouvel ambassadeur français a répondu à quelques questions de la rédaction de l’Union. Questions qui abordaient plusieurs pans de la relation entre le Gabon et la France.
Sur la question de la feuille de route de sa mission diplomatique, Alexis Lamek déclare que « notre relation repose également sur les échanges humain extraordinairement dense… Nous voulons continuer de rapprocher nos peuples et c’est la raison pour laquelle le volet éducation est central dans notre dispositif de coopération qu’il s’agisse de l’accompagnement de l’enseignement scolaire ou de la mobilité étudiante ».
Pour comprendre la difficulté en rapport avec l’obtention des visas français, le diplomate explique que « la France a suivi la recommandation du conseil de l’Union européenne du 30 juin 2020 qui restreint de manière temporaire les déplacements vers la zone euro. C’était indispensable, dans la logique de lutte contre la pandémie qui faisait alors rage. Elle est temporaire et ne vise pas spécifiquement le Gabon. »
Et même si cette mesure peut paraître discriminatoire selon Lamek, les 1765 visas délivrés pour les étudiants gabonais en 2020 et que depuis le début de la campagne 2021-2022, on compte un total de 1100 visas délivrés, justifieraient le fait que cette mesure, n’a rien à voir avec le Gabon.
Tout en reconnaissant, au sujet du souhait du Gabon d’adhérer au Commonwealth, que « le Gabon a le droit de développer ses coopérations avec tous ceux qui ont à cœur de construire avec lui des relations prospères et respectueuses des intérêts des Gabonais », l’ambassadeur français a de ce fait confirmé que le Gabon n’est plus la chasse gardée de n’importe quel Etat dans le monde. Reste à savoir si ces propos engagent réellement la France.
Pierre Y.