[Gabon] Société : deux Faux agents du Copil interpellés à Libreville
Tous deux, de nationalité Gabonaise, Patrick Ntoutoume et Sosthene MOUSSAVOU ont été mis hors d’état de nuire grâce à la vigilance des responsables de l’Église International de Nazareth du pk 8 le 27 juin 2021.
Les deux présumés agents disaient travailler pour la section hygiène du comité de pilotage du plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus. Ils ajoutent qu’ils étaient en charge de la désinfection des lieux de culte de la zone du carrefour bambouchine. Le 27 juin dernier, ils débarquent en plein culte à l’Église International de Nazareth du Pk 8, exigent de rencontrer les responsables des lieux à qui ils proposent le nettoyage des lieux moyennant la somme de cinquante mille francs CFA.
Surpris par cette visite inopinée les leaders de l’Église entament les discussions avec les nommés Patrick Ntoutoume et Sosthene MOUSSAVOU. Au lieu de payer la totalité de la somme réclamée par les visiteurs inattendus, le pasteur Jean-Claude Nguema, leur propose un deal qui consiste à leur verser d’abord trente mille et le lendemain, les deux compères devaient repasser pour recouvrer le reliquat. Les deux agents supposés acceptent la proposition. La fin du culte, ils ont pulvérisé le produit qu’ils avaient à l’église et établissent une facture pour service fait avec l’en-tête du Copil.
Se sentant floué, les responsables de l’Eglise International de Nazareth du Pk 8 lancent une enquête sur l’existence réelle de cette société qui serait basée dans le même quartier du Pk 8. Ils s’y rendent, rencontre son responsable à qui ils vont présenter la facture délivrée par Patrick Ntoutoume et Sosthene MOUSSAVOU. Vérification faite les deux amis qui travaillaient en effet pour la structure en question avaient été licencié de celle-ci trois mois auparavant. Et que l’en-tête du Copil était faux.
Les responsables de l’Église alertent alors la police de Nzeng Ayong qui finit par mettre la main sur les deux malfrats le jour qu’ils devaient repasser à l’église pour récupérer la somme restante. Interpellés puis gardés à vue au commissariat de Nzeng Ayong, ils ont été présentés au procureur de la République vendredi premier juillet dernier.
A.O