[Gabon] Entreprise/Poste SA : un nouveau modèle économique dans le pipe, mais…
La politique de redressement actuelle de la Poste SA, ne suffirait pas à la sortir de son ornière. D’une dette de 18,436 milliards et des charges d’exploitation établies à 1,2 milliards, Poste SA a besoin de se réinventer. Le management chapeauté et piloté par Michaël Adendet, veut innover à travers un nouveau modèle économique déjà ficelé, mais qui pourrait souffrir des grèves tous azimuts de la bande à Bayonne.
Depuis 2015, avec l’arrivée de Michael Adendet à la tête du directoire de la Poste SA, cette structure est passée de la cessation de paiements à une phase de restructuration qui poursuit son cours. La Poste SA, vient effectivement de loin. Car on parle d’une structure lourdement endettée autour de 18,436 milliards, consécutifs au non-versement aux différents partenaires des sommes collectées. À cela, s’ajoute une ardoise onéreuse induite par les charges d’exploitation fixées à 1,2 milliards. Les filiales supposées êtres des machines à sous, ont contribué à cette situation calamiteuse. Tous les indicateurs de la Poste SA, demeurée longtemps au rouge, et l’on peut louer le courage et l’abnégation de la direction dirigée par Michaël Adendet, qui a permis de continuer à satisfaire les salaires en sachant impliqué l’Etat, de la nécessité d’une subvention.
Vous l’avez compris, la production de la Poste SA n’arrive plus à couvrir des charges d’exploitation, pour ne citer que cela. D’autant qu’on parle d’une structure qui vit son réseau de télécommunication devenir vétuste et de surcroît non sécurisé. Cet environnement structurel, peu reluisant a eu raison de sa filiale bancaire (Poste Bank), qui a besoin d’une reconstitution de fonds à hauteur de 37 milliards pour reprendre de l’activité.
L’équipe chapeautée par Michaël Adendet va donc, se lancer à de profondes réformes allant da sa réforme organique à la réforme de ses activités notamment son activité postale sur fonds d’innovation.
Mais nul doute que c’est la réforme de son volet financier qui apathie le plus, puis que la Poste SA sous la houlette de Michael Adendet est parvenue à mettre en place un dispositif sécurisé répondant aux normes et exigences de la COBAC, le gendarme financier de la Cemac. Ceci permet à la Poste d’assurer à nouveau ses salaires, quand une bonne partie de ses agents regroupés au sein du Synapost préfèrent s’adonner à des grèves qui n’ont parfois pas de raisons d’être. Comment peut-on solliciter des bonifications à une entreprise qui a apprend à se sauver de la banque route ?
Toute chose qui choque aujourd’hui les cadres de cette entreprise, qui ont décidé d’apporter leur soutien à leur directeur général à travers un manifeste remis à la presse. Ceux-ci sont d’autant plus convaincus, car Michaël Adendet est parvenu à obtenir la garantie de l’Etat pour sécuriser les dépôts des épargnants. Mieux, actuellement, la Poste a déposé un dossier ficelé auprès de la COBAC pour migrer en une micro-finance. Ce qui permettrait de tourner définitivement cette page. D’où cette nécessité de la direction générale d’ avoir l’adhésion de tous, pour réussir ce cap en disant un haro aux grèves tous azimuts.
Alain Mbinah